samedi 19 mai 2012

Premiers jours en Indonésie

Avant de commencer ce post, je voudrais avoir une grosse pensée émue pour Jérôme qui vient de perdre brutalement sa Maman.
J'en profite pour dire à la mienne que je l'aime beaucoup. On ne leur dit que trop rarement à nos mères qu'on les aime et en plus elles n'attendent que ça ;-)

J'ai commencé mon voyage solitaire en Indonésie (Vincent qui devait m'accompagner m'a abandonné à cause d'une méchante tique qui lui a refilé une saloperie, vraiment pas de bol; pensée pour toi Vincent aussi si tu me lis).
Bon, Jakarta ressemble à ce que j'en avais lu; des embouteillages, des trottoirs sur lesquels il est pratiquement impossible de marcher et pas grand chose à voir en définitive. J'ai donc rapidement quitté ce petit enfer pour me diriger vers la quasi-banlieue: Bogor situé à 60 km de Jakarta.
J'ai voulu me la jouer roots en prenant le bus comme les Indonésiens... J'étais clairement le seul non Indonésien à la gare routière de Kampung Rambutan dans la banlieue de Jakarta à attendre un bus pour Bogor qui n'arriva qu'au bout de 1h (au lieu des 15min indiquées dans mes guides papier). L'attente sous le cagnard fut un peu longue. Mais le contact avec les Indonésiens est très aisé et doux; leur réponse est toujours accompagnée d'un large sourire.
Bus bondé, à peine climatisé mais vraiment pas cher: 7000 roupies (soit environ 60 centimes d'euro) pour 60 km!

Je suis donc arrivé à Bogor complètement trempé de sueur (mais je commence à avoir l'habitude).
Cette ville est connue pour abriter un jardin botanique dans lequel se réfugient les habitants de la région (y compris de Jakarta) surtout le week-end. L'ambiance est très familiale et sympathique.
Il y a pléthore d'espèces de plantes.



Toute une serre est réservée aux orchidées



Gros nénuphars





Le long de ce parc se trouvent des marchands vendant des articles très variés.


Oh! Ils sont mignons. J'ai demandé quand même, c'est bien pour être mangés qu'ils sont vendus.



Forcément des plantes, rapport au jardin botanique



Bonsaï "à l'indonésienne" maîtrisé aux fils de fer.


Bon je vous quitte; il faut que j'aille casser la gueule au mec qui braille dans la rue. Je crois que ça s'appelle un muezzin ;-)



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mercredi 16 mai 2012

Sayonara!

Je quitte Tokyo et le Japon ce soir pour me rendre en Indonésie à Jakarta.

Un dernier petit post tout de même pour illustrer ce qui m'aura probablement le plus marqué au Japon: la cuisine :-)
Nous sommes allés dans la rue de Tokyo où l'on vend tous les ustensiles possibles et imaginables pour faire de la cuisine au Japon.


La coutellerie est un véritable art au Japon




Bols et soucoupes divers et variés



Des baguettes bien sûr



Des coupelles



Des bols pour la soupe miso (elle va me manquer celle-là)

Sayonara donc le Japon! Je te quitte aujourd'hui après avoir vu et goûté beaucoup de choses: des jardins, des temples, des néons, du bruit, des trains toujours à l'heure, des sushis, des sashimis, des tempuras, des onsens, ... et surtout de l'hospitalité et de la gentillesse à revendre.

Je n'aurai qu'un conseil à donner à ceux qui me suivent: il faut venir tester!

mardi 15 mai 2012

"Les alpes japonaises" (Takayama, Matsumoto et Nagano)

Nette baisse de rythme depuis quelques jours, la faute en partie au temps qui devient de plus en plus capricieux. Ceci dit il faut bien quelque chose pour arroser les jardins japonais.

Nous avons fait un petit parcours dans ce qu'on appelle communément les "alpes japonaises".

Tout d'abord, Takayama qui a su garder quelques vieilles ruelles, ce qui est assez rare au Japon.


Takayama


Toujours à Takayama nous avons visité une maison d'architecte du début du siècle qui, paraît-il, figure souvent dans les revues d'architecture et de design. On le comprend aisément; c'est très minimaliste, très japonais.


La maison Yoshijima à Takayama







Près de Takayama se trouvent des villages qui ont longtemps été isolés. Ils sont situés dans de magnifiques vallées et se caractérisent par les toits de chaume très pentus de leurs maisons. On évite ainsi que la neige ne pèse trop en hiver.


Maison gassho à Ogimachi


Ensuite direction Matsumoto pour admirer son splendide château noir et blanc.




Petite escale à Nagano pour visiter le Zenko-ji, centre de pèlerinage très prestigieux au Japon.



Chaussures accrochées à l'un des toris de Zenko-ji. J'en ignore la signification.



Tous les pèlerins attirent la fumée de ce brasier à eux. Ca doit sûrement aussi avoir une signification ;-)



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mercredi 9 mai 2012

Kamakura

Kamakura est une ville située au sud de Tokyo où se trouvent divers temples et sanctuaires (oui je sais, encore...).
C'était beau, c'était vert, c'était zen.








Il faut toute une tripotée de jardiniers pour entretenir tous ces magnifiques jardins


Encore un instant inattendu et un peu magique aujourd'hui.
Tout juste à côté de l'un des temples se trouvait un club de tir à l'arc traditionnel. Les membres étaient en pleine pratique de leur art car il s'agit bien d'un art à ce niveau.
Nous nous sommes avancés timidement pour prendre quelques photos. Nous nous sentions coupables vu que le seul bruit de nos déclenchements de prises de vues troublait grandement le parfait silence qui entourait ce rituel.
Eh bien au lieu de nous sermonner ces gentils Japonais nous ont invités à prendre un thé en nous approchant plus près pour prendre des photos!
On a beau le savoir on ne s'habitue pas si facilement à l'hospitalité japonaise.
Nous avons alors eu la chance d'assister à un petit moment de grâce.


Chaque mouvement était accompli avec une grâce et une lenteur extraordinaires





Chaque participant mettait environ 30 secondes pour faire le simple geste de bander son arc




Là on ne dirait pas mais ça fait au moins 10 secondes qu'elle a commencé son geste




A chacun ses flèches. Toujours par paire.



Après l'effort on fait la poussière.



Le jardin magnifique du Tokei-ku





La forêt de bambous du Hokoku-ji




Je vous le dis il en faut des jardiniers pour entretenir toutes ces merveilles


Pour finir la journée en feu d'artfice, repas dans un 3 étoiles que le Michelin classe dans la catégorie "cuisine japonaise contemporaine".


Asperges et coquillages (je n'ai pas compris lequel) avec de la sauce au foie d'une bête dont je n'ai pas compris le nom


Classique sashimi



Carotte et patate douce caramélisées accompagnées de sel et surtout de sucre de citron vert



Le menu écrit à la main!



Bar fondant avec des petits pois croquants et des tempuras de légumes



Poisson tout rouge qui n'est cuisiné qu'au Japon et qui n'a pas de nom connu français. En tout cas, vue sa tête, il a dû passer un sale quart d'heure.



Homard accompagné de civelles



Riz mélangé à plein de petites crevettes et tofu fri



Fraise avec gelée de vin blanc et un truc qui ressemblait à du flanc

Bilan: c'était excellent. Nous n'avons pas été aussi enthousiastes tout de même que dans certains restos français. Question de culture sûrement: les Japonais sont plus dans le produit brut, plus dans la discrétion.

Bon comme j'étais un peu bourré au saké en rentrant du resto j'ai pris des photos bizarres du métro. Je vous les montre quand même ;-)


Des jambes et un métro



Des triangles et un métro



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