dimanche 27 janvier 2013

Les Philippines

C'est reparti pour un voyage de 2 mois et demi de nouveau en Asie.

Je commence par les Philippines dans lesquelles j'ai passé 2 semaines et demie.
Je ne publierai qu'un seul message sur ce pays. En fait je n'ai pas eu le temps de faire énormément de choses. J'ai dû passer la moitié de mon temps dans les transports ou bien en transit. Les Philippines, à quelques endroits près très ciblés, ne sont pas encore très touristiques. Par conséquent les déplacements ne sont pas forcément très optimisés.

J'ai commencé ce voyage par la visite (rapide) de Manille. Bon, c'est ce à quoi on s'attend, à savoir une énorme ville polluée et bruyante dans le style asiatique à ceci près que la population philippine est à 85% catholique (héritage espagnol oblige) ce qui change quelque peu de l'ambiance extrême-orientale habituelle.
Autre caractéristique du pays : les jeepneys. Ici il y a peu voire pas de bus intra-urbains. A la place on a le droit à ce type de véhicule roulant non identifié, mélange entre une jeep et un mini-bus. Il y en a des milliers et tous ont bien sûr leur déco personnalisée.


 Jeepneys


Manille est située sur l'île de Luzon au nord des Philippines. C'est dans cette île que j'ai passé la plupart de mon temps.

Premier arrêt : les rizières en terrasses du Nord Luzon considérées comme la 8ème merveille du monde... par les Philippins. Non c'est vrai qu'il faut bien avouer que ça a de la gueule même si je ne les ai pas visitées à la meilleure période ; il vaut mieux venir en mars lorsque le temps est moins capricieux et que les plantations sont faites. Les terrasses se parent alors d'un vert éclatant.


Les plus belles terrasses se trouvent dans les villages de Banaue et Bataad



J'ai fait une randonnée de 2 jours pour aller apprécier les rizières de Bataad accessibles uniquement à pied


Riz attendant d'être planté



Les Philippines sont parsemées de volcans, rien d'étonnant à cela. J'ai visité les "classiques" de Luzon.


 Tout d'abord le Pinatubo qui a ravagé la région après son éruption en 1991 ; il est bien plus calme aujourd'hui



Le Taal (un lac dans un cratère dans un lac dans un cratère) qui fait très "poupées russes"


J'ai fini par le clou du spectacle, le volcan considéré comme le plus parfait au monde : le Mayon.


Il domine, que dis-je, il écrase littéralement la petite ville de Legazpi à ses pieds


Comme il n'a aucun concurrent à ses côtés il impressionne encore plus


Il fait régulièrement d'énormes dégâts ; ici le clocher de l'église de Cagsawa, seul survivant de l'éruption de 1814


J'ai ensuite continué vers la ville de Donsol connue pour être le lieu de rassemblement de requins-baleines (article Wikipédia) que l'on peut approcher à la nage (palmes masque tuba).
J'ai eu la chance d'en voir 2 lors de ma sortie en mer (ce n'est jamais garanti). Je pensais être grisé par l'expérience mais pas vraiment finalement. On est au milieu d'une quinzaine de personnes qui palment frénétiquement, la visibilité est au mieux de 4 ou 5 mètres et ces placides bestioles passent très furtivement, on ne les aperçoit donc que quelques secondes.
J'en avais déjà vu un dans le splendide aquarium d'Osaka. J'avais trouvé mieux ;-)


Le guetteur sur notre bateau



Un Philippin sympa qui me cueille une noix de coco au crépuscule à Donsol


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J'ai quand même, au bout de 2 semaines, voulu changer d'île. Il eût été en effet dommage de se limiter à une seule île dans un pays qui en compte plus de 7000 !
Direction le nord de l'île de Palawan, plus précisément dans l'archipel des Bacuit.


Je n'ai pas été gâté par le temps mais le spectacle valait tout de même clairement le détour



Sur mes 2 jours passés dans l'archipel j'ai quand même eu ma dose de soleil


Une des nombreuses îles de l'archipel comme ça au hasard. La plage ? Mouais pas mal ;-)




Agrandir le plan


Voilà. Je quitte les Philippines dans 2 jours. Je n'ai vu que le quart de ce qu'il y a à visiter. Le temps n'a pour une fois pas été idéal mais les températures ont été par contre très clémentes.
En tout cas, pas de doute, c'est une "destination nature" que je recommande chaudement.

vendredi 14 décembre 2012

L'île de Pâques

M'y voici donc! Ce lieu faisait forcément partie des grands moments que j'attendais de mes voyages.
Je n'ai pas été déçu...

L'île de Pâques est loin, très loin de tout et ça fait partie de sa légende. Il faut parcourir 3500km depuis Santiago pour l'atteindre. Le tourisme n'y est vraiment pas excessif (à cause des prix en partie!) et c'est très agréable du coup. L'ambiance y est relativement zen.
J'y suis resté 4 jours en tout, histoire de prendre mon temps.

1er jour : petite randonnée dans le sud-ouest de l'île tout près de la seule et unique ville, Hanga Roa.



Le volcan Rano Kau dont le lac est parsemé de joncs



Les 3 minuscules îlots de Motu Nui, Motu Iti et Motu Kao Kao ; après c'est 3500km de flotte jusqu'au Chili!



Le premier Moai tout près d'Hanga Roa : le Ko Te Riku, le seul à avoir retrouvé ses yeux sur toute l'île





Le très poétique cimetière d'Hanga Roa


2ème jour : petit tour de l'île en bus et en groupe (décidément c'est pas mon truc) pour faire le tour des sites importants et noter ceux vers lesquels je reviendrai plus tard.
Bon évidemment tout le monde arrive au même moment sur les sites. Ces derniers sont splendides mais, même si c'est loin d'être la grosse foule, les visites ne sont pas très agréables.

3ème et 4ème jours : je loue un VTT et je retourne sur les sites qui m'ont plu. Et là, ce n'est plus du tout mais plus du tout pareil!


On démarre à 7h ; la route du sud de l'île est superbe, je suis seul avec l'Océan Pacifique ; un orage gronde au loin



J'arrive sur le Ahu Tongariki que j'ai eu pour moi ABSOLUMENT TOUT SEUL pendant plus d'une heure ; moment très très fort...



Je me suis assis à une trentaine de mètres de ces géants de pierre ; j'entendais le bruit des vagues se fracassant sur les rochers juste derrière ; très très puissant...




Le site est pas trop mal ;-)



J'aime beaucoup cette touche de finesse (ces doigts très élancés) sur ces mastodontes



Vue de derrière avec le volcan Rano Ranaku en arrière-plan




Le Rano Raraku : autre site exceptionnel situé tout juste à côté du Ahu Tongariki. En fait ce volcan était la carrière de laquelle les Pascuans tiraient la pierre pour faire leurs statues. Ils taillaient la forme de ces dernières directement dans la pierre volcanique, transportaient les statues jusqu'aux différents sites (plusieurs théories existent à ce sujet) et apportaient les dernières finitions telles que les yeux et le pukao (chapeau) une fois les statues définitivement en place.
Des centaines de statues à l'état d'ébauche ont été abandonnées sur les flancs du volcan. C'est tout simplement magnifique.









Bon j'arrête là. Si je m'étais écouté j'y serais encore.


Le Ahu Tongariki vu depuis le Rano Raraku



Le Ahu Nau Nau à Anakena, la seule (petite) plage de sable blanc de l'île



Les Moais gardent inlassablement la plage



Le Ahu Akivi plus à l'intérieur de l'île



Passé, présent, futur,... Les Pascuans sont fiers de leur culture



Je te dis adieu Rapa Nui. Tu auras été à la hauteur de ton mythe pour moi.


Voilà. C'est ici que s'achève mon périple de 2 mois au Pérou en Bolivie et au Chili. Ce fut un voyage assez extraordinaire. J'en attendais beaucoup et je n'ai pas été déçu. L'Amérique du sud est un putain de continent! Si les Dieux pascuans me donnent vie assez longtemps j'y retournerai pour sûr...

Prochaine étape : retour en Asie mi-janvier.

lundi 10 décembre 2012

Valparaiso et un petit bout de la région des lacs

Après être resté un bon moment dans le nord du Chili je descends vers le centre du pays, plus précisément à Valparaiso, ville dont la seule mélodie du nom suffit à faire voyager...
Située à 120km de la capitale Santiago, c'est la 2ème ville du pays et son 1er port.
C'est une ville, bien que pauvre pour le Chili, qui a une véritable âme. Ses habitants en sont d'ailleurs très fiers.


La ville est connue pour ses "cerros" (collines) remplis de maisons colorées ; ils sont 44 au total



La ville est parsemée de centaines de graffitis plus ou moins officiels et plus ou moins tolérés



Un bon résumé de la ville : beaucoup de couleurs, des funiculaires et des mouettes



Même les marches d'escaliers sont décorées



Ca grimpe sec!



Au premier plan le port industriel sans lequel la ville ne pourrait pas vivre, plus haut les habitations colorées et entre les deux un funiculaire



L'un de ces fameux funiculaires qui ont marqué l'histoire de la ville ; on les appelle bizarrement "ascensores"



Tout est d'époque (fin XIXème début XXème)


Pablo Neruda est un héros national au Chili. On peut visiter plusieurs maisons du poète à Valparaiso notamment. J'en ai visitées deux : la Sebastiana à Valparaiso même et la Isla Negra à 80km de la ville.
Malheureusement les photos sont interdites à l'intérieur des maisons. Seule la prise de vue par les fenêtres est tolérée. C'est bien dommage. Cet homme avait un univers bien à lui qu'il arrivait à faire vivre à travers sa décoration bigarrée et très poétique. Le salon de sa maison à la Isla Negra (sa plus belle demeure) est par exemple rempli de proues de bateaux toutes plus belles les unes que les autres. Effet "waouh!" garanti.



Vue sur Valparaiso depuis la Sebastiana ; Pablo Neruda trouvait que l'eau avait meilleur goût quand elle était servie dans des verres colorés...


Comme il me restait 3 jours à "tuer" avant mon vol pour l'Île de Pâques je me suis décidé à aller faire un tour dans la région des lacs située à 800km de Valparaiso, la porte à côté donc pour un Chilien.
Techniquement c'est le tout début de la Patagonie (partie nord) qui s'étend ensuite jusqu'à la pointe sud du pays.
J'avais lu et entendu à maintes reprises que la Patagonie c'était beau mais pluvieux. J'ai pu le vérifier ; 3 jours d'un temps de m.... Gris et pluie.


Le volcan Osorno par un temps gris minéral ; il paraît qu'il est magnifique quand il fait beau



Le torrent "Saltos del rio Petrohue", couleur tantôt turquoise tantôt émeraude



Le contraste avec la pierre volcanique noire est du plus bel effet